Ma caravane au Québec

Diffusion Lundi 19h En reprise : Mercredi 5h30 Samedi 15h30 Dimanche 6h00 et 22h00 Lundi 8h30 TV5
Fromages d'ici

Escales

  • 1 Kamouraska
  • 2 Abitibi
  • 3 Isle-aux-Grues
  • 4 Baie-des-Chaleurs
  • 5 Wakefield
  • 6 Québec
  • 7 Lac-St-Jean
  • 8 Stanstead
  • 9 Victoriaville
  • 10 Montréal
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Isle-aux-Grues Là où la Caravane n'ira pas finalement (parce qu'elle n'entre pas sur le traversier).

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Vivre sur l'Île



L’Isle-aux-Grues fait partie de l’archipel de L’Isle-aux-Grues qui se compose de 21 îles et îlots. Elle est la seule de ces îles qui est habitée à l’année. Ici, les marées et les saisons ponctuent la vie des insulaires. Vivre sur une île sans pont, ça amène certaines complications. À L’Isle-aux-Grues, il n’y a qu’un seul dépanneur, et ce n’est pas qu’un simple dépanneur, c’est l’unique centre de ravitaillement pour les insulaires et les touristes. On y trouve également une SAQ. Sur l’Île, il n’y a pas d’épicerie ni de guichet automatique, on fait les courses à Montmagny et on « fait livrer ». Les insulaires peuvent passer des commandes spéciales de fruits et légumes au propriétaire et les récupérer à la livraison qui se fait une fois par semaine. Autre particularité : le propriétaire, Michel Gagné, ouvre au gré de ses humeurs, donc il faut faire des provisions! Pour vivre ici, il faut être débrouillards, être prévoyants parce qu’on ne peut pas se procurer ce qu’on veut quand on en a besoin, la solidarité qui vient nécessairement avec l’isolement, l’absence de policiers. Autre détail : à l’Île, il n’y a pas de guichet automatique! Seulement une caisse populaire qui n’est pas souvent ouverte non plus!

Vol en avion bulle



Air Montmagny est opéré de père en fils depuis 1980, et Jean Gosselin en est l’actuel propriétaire. L’entreprise a comme but premier de desservir L’Isle-aux-Grues, un trajet de 4 minutes, ce qui en fait la plus petite liaison avec vols programmés au monde! Les 8 élèves du primaire et 4 élèves du secondaire voyagent matin et soir par avion, à l’année. L’été, le traversier se charge d’une grande partie du transport, mais l’avion sert de plan B lorsque les marées ne permettent pas de traversée. L’hiver, le traversier cesse ses activités et l’avion prend le relais. Le jeudi et mercredi, ce sont des vols cargo pour les commandes des insulaires (épicerie, meubles, matériaux, poste, tout ce qui doit entrer sur l’île arrive par les airs) et les avions quittent l’Île remplis de fromage. Noter que le fromage en grains frais est toujours livré par avion, été comme hiver, pour assurer sa fraîcheur!

Air Montmagny propose aussi des survols touristiques, des vols nolisés et des vols d’identification environnementale (oies, caribou, orignal, etc.) 5 pistes d’atterrissage dans l’archipel de l’Isle-aux-Grues dont une à L’Isle-aux-Grues et à Grosse-Île, les autres pistes sont sur des îles privées réservées pour la chasse. On peut donc à notre convenance partir de L’Isle-aux-Grues pour aller à Grosse-Île, de Grosse-Île pour aller à Montmagny, etc.

Riopelle et l'Ile-aux-Oies



Le peintre Jean-Paul Riopelle qui est l’un des signataires du Refus global a connu l’Île par la chasse, et est tombé amoureux de la région. Il s’y est ensuite installé à temps partiel, partageant son année entre l’Île et Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, puis il a vécu les 15 dernières années de sa vie au Manoir MacPherson, sa résidence de l’Ile-aux-Oies, où se trouvait son atelier.

Riopelle a été invité par les gens du Club de chasse de l’Île-aux-Oies à se joindre à eux et à devenir membre. Il a été très inspiré par la nature de l’Île, ses oies, ses hiboux, ses champignons, des motifs qu’on retrouve souvent dans ses œuvres. Il aimait la chasse – d’où son amitié avec Gilles Gagné – et la pêche. Il a fait découvrir ces plaisirs à Huguette Vachon, sa 2e femme, qui a vécu quelques années sur l’Île avec lui.

La Mi-Carême



La Mi-Carême est la plus vieille tradition existant à L’Isle-aux-Grues. Pendant une semaine, au mois de mars, les insulaires se déguisent, frappent aux portes des maisons, dansent, changent leur voix, leurs gestes et mimiques et portent des masques afin de préserver leur identité. En passant de maison en maison, on tentera de découvrir qui se cache sous ses costumes et masques des plus variés. Environ la moitié des insulaires reçoit et l’autre se déguise. Il y a toujours 5 ou 6 groupes qui se forment pour faire des thématiques de costumes, alors que d’autres se déguisent seuls. Les costumes les plus simples sont gardés pour le début de la semaine (on les appelle les guenillous) et les plus élaborés pour la fin, alors que la tradition veut qu’on ait toujours un nouveau costume le dernier soir (le samedi). Réussir sa Mi-Carême, c’est ne jamais se faire reconnaître avant de dévoiler son identité à la fin de chaque soirée. Les hôtes peuvent même toucher les fêtards pour deviner qui se cache sous le costume. Chaque soirée se termine à l’auberge des dunes où les gens paradent avec leurs costumes et exécutent leur chorégraphie.

Les couturières de l'Île travaillent ensemble pendant de longues semaines durant l'hiver pour confectionner des costumes pour elles et leurs époux – c’est même prévu à leur calendrier pour janvier chaque année! La Mi-Carême est en quelque sorte l’occasion pour les gruois et les gruoises de devenir des artistes. Les costumes peuvent être très élaborés et avoir nécessité des dizaines d’heures de travail.

Peu d’endroits fêtent la Mi-Carême, Fatima, aux Iles-de-la-Madeleine et à Natashquan. C’est la fête du plaisir, de la joie et de la chaleur pour couper l’abstinence du jeune.

Le bonhomme pas de tête



La légende du bonhomme pas de tête vous connaissez? Laissez monsieur Bernier vous raconter cette histoire de l’Isle-aux-Grues.